dimanche 10 août 2014

Marche Nordique dans le Vercors

Cette semaine de Marche Nordique passée dans le Vercors a été formidable !

Situation géographique de notre lieu d'opération pendant une semaine à Autrans-Vercors,


Avec le village de Vacances, l'Escandille.




Quelques mots sur notre hébergement :
L’Escandille est un mot librement traduit du provençal par ‘le premier rayon de soleil après la pluie’.



Ce site m’a bien plu, tant au niveau de l’accueil que des activités ‘extra-marche nordique’ procurées (piscine, sauna, soirées à thèmes, …).








Mais revenons à l’activité principale de notre séjour, la marche nordique et son perfectionnement.
Nous avons effectué dans de bonnes conditions climatiques une marche chaque jour. Elle variait selon le tracé, réalisé de main de maître par Jean et Henri, nos deux animateurs.














Pour les amateurs de statistiques chiffrées, nous avons effectué quatre randonnées proches des quinze kilomètres avec 600 à 700 mètres de dénivelées positives ; et trois petits circuits, un pour se mettre en jambe (avec Etienne, animateur de la 1ere semaine avec Jean), ou les autres pour souffler un peu, d’une douzaine de kilomètres et 500 mètres de dénivelées positives quand même. 













Nous sommes en moyenne montagne, avec des pentes assez rudes. Ce sont des montagnes très boisées, en pins principalement.  Autrans est à l’altitude moyenne de 1050 mètres.
Tout le groupe – nous restâmes quatorze du premier au dernier jour -, constitué de bons et bonnes marcheuses  - dixit nos animateurs Jean et Henri –, a bien profité des paysages alpins du Vercors et de son air pur. 




















Et en cette saison, nous avons aussi pu admirer et reconnaître de nombreuses fleurs de montagne (gentiane bleue, grande gentiane jaune, bleuet barbu, lupin, et bien d’autres encore, dont on recherche encore le nom pour certaines).






















Notre semaine débutait avec le rassemblement de l’EuroNordicWalking du week-end des 21 et 22 juin à Méaudre, proche d’Autrans. Des parcours de marche nordique avaient lieu le dimanche. Une partie de notre groupe s’est inscrit à la marche de 8 Km de Autrans à Méaudre.

Mais nous avons tous participé à la marche d’Autrans-Méaudre : les inscrits ont suivi le tracé de la compétition, avec peu de dénivelés, mais sous un soleil de plomb. Et le reste du groupe, animé par Jean et Henri, a préféré prendre un peu de hauteur, afin de suivre une ligne de crête boisée, la reconstitution du groupe s’effectuant à Méaudre. Personnellement j’ai hésité à participer à la course, mais j’ai estimé son prix un peu cher et surtout je n’avais pas envie de me trouver dans une compétition avec 500 autres personnes.


Quelques photos du départ d’Autrans et de notre arrivée à Méaudre:
















Que retenir de ce séjour ? Je pense que chacune des personnes du séjour aura bien apprécié ce séjour. Cela a permis de mieux nous connaître et de reconnaître des personnes que l’on rencontre souvent dans les marches nordiques du RIF que ce soit dans le bois de Vincennes ou celui de Meudon.


Cela m’a permis aussi de progresser dans la marche nordique, de tester mes capacités sur du terrain avec beaucoup de dénivelés  et sur des distances importantes. Bien sûr, vu la pente des tracés, certains passages s’apparentaient plus à de la randonnée qu’à de la marche nordique, mais toutefois, avec une position des bâtons bien plus en arrière.
















Quelques regrets : ne pas avoir aperçu le Mont-Blanc, depuis ‘La Molière’, caché par les nuages ; la tentative de visite de la  grotte  de la Ture, avortée pour des raisons de sécurité par manque d’équipements adéquats.


Quelques points forts : les points de vue uniques lors de l’arrivée sur les lignes de crête, les moments de repos inoubliables, et, cerise sur le gâteau,  la tarte aux fruits rouges du refuge des Feneys.
























Un peu d’histoire : pour les jeux olympiques de Grenoble de 1968, le saut à ski était à Autrans ; idem pour le biathlon.














A la prochaine collective de la Marche Nordique !


Bernard

jeudi 24 juillet 2014

En marche nordique "Raid de 56 km à l'Ultra Marin Golfe du Morbihan"




Après des mois de préparations, de questionnements, de doutes recadrés 
par certaines et certains d'entre vous, première participation au Trail 56 km 
du Golfe du Morbihan sous le dossard n° 4604.

Absolument séduit par l’événement, une épreuve à reprogrammer. Voir tenté 
le 87 km qui ne semble pas inaccessible, juste 30 km en plus, en terme de 
temps 9:17 pour faire 30 km même au bout de 56 ne me semble pas 
insurmontable.












de gauche à droite : Sandra, Catherine, Fabienne, Marie-Pierre, Marie-France, Alain, Tanguy
et Bruno.


Absolument séduit par l’événement, une épreuve à reprogrammer. Voir tenté le 87 km qui ne semble pas
inaccessible, juste 30 km en plus, en terme de temps 9:17 pour faire 30 km même au bout de 57 ne me
semble pas insurmontable.



Ceci dit l'année prochaine, je resterai sur le 56 pour
 accueillir et accompagner les nouvelles recrues :
 Nora,  Zina, Sophie et.... accompagner si j'arrive à
les suivre!). 

Pour revenir à l'épreuve, j'ai mis en application les
précieux conseils reçus à droite et à gauche. Fier,
j'étais fier, marchant la tête haute en pensant aux
bouteille de Quezac à laisser monter le plus haut
possible, sans oublier la petite gorgée d'eau toutes
les  dix minutes. 


Heureusement la chaleur n'a pas envahi le champ des opérations, température idéale, bien aéré sur les chemins
côtiers, la pluie de la veille rendant certains sentiers un peu instable mais pas de quoi perturber notre détermination
et ce qui nous a certainement évité de manger de la poussière, tout ceci arrosé d'un orage dans la nuit, histoire
de rafraîchir les concurrents encore en piste, dont je faisais partit. Je crois que j'ai bien géré l'apport glucide, toujours
sur les bons conseils de mes aînés, je n'ai pas connu de fringale. Pour une première participation je suis assez
content de la gestion des fameux petits détails qui peuvent métamorphoser une épreuve sportive en calvaire.
Bien sûr tout n'était pas parfait, le sac à dos, c'est récurrent chez moi, mais bon je ne peux pas emmener une
valise à roulettes pour alléger mon sac à dos!!!


En résumé :
- un site somptueux
- l'accueil aux oignons
- les pâtes d'avant course aux lardons
- tout cela dans une ambiance des pus conviviales
- l'organisation top
- la musique du groupe, du repas de clôture, fort entraînante



C'était un excellent  week-end.

En relisant, je me rends compte que finalement je
n'ai pas parlé de la course, mais çà c'est tellement
bien passé. 
J'ai marché souvent seul, évidemment avec mon
 physique de double marathonien, ce qui m'a permis
de voir qu'au mental çà allait bien aussi, rencontrant
de ci-delà des gens charmants aussi bien dans les
compétiteurs que spectateurs.


 Je ne pourrai pas finir sans baisser mon chapeau bien bas devant les 177 km Corinne, Marie-Odile,Michel,
Claude mais aussi les 56 km Alain, Marie-France, Sandra (pour qui l'art de la préparation des pieds avant course
n'a plus aucun secret, je suis arrivé avec des pieds de jeune fille merci à toi), Fabienne, Catherine, Marie-Pierre,
Tanguy et sans oublier Olivier sur le 87 km.


Et un grand merci à celles et ceux qui m'ont aidé dans ma préparation, qui ont su me transmettre leurs
enthousiasmes, leurs encouragements et leurs conseils, à toi Annick qui me supporte tous les dimanches
et vous la bande de joyeux lurons avec qui j'ai toujours autant de plaisir à marcher le dimanche matin.

Le dossard 4604 alias Bruno qui a passé le portique final en 10.44.08 pour un objectif de 12.00, à l’année
prochaine sur le Golfe.

Bruno


/


mon petit topo des 56 km


Lorsque que le groupe des partants pour le golfe a commencé à se constituer au RIF, je partais du principe que ce n'était pas pour moi. Et puis dimanche après dimanche ...







un jour j'ai eu le déclic et me suis inscrite pour les 56 km, restait à se préparer. En fait pour partir sur cette distance rien de bien compliqué. Avec un peu de régularité aux entraînements du dimanche avec Michel, une bonne assiduité aux "sessions spéciales" organisées par Marie-Odile riches en bons conseils je suis arrivée confiante à Vannes. 






La marche ce fut 56 km de plaisir, de beaux sentiers encaissés avec lorsque nous longions la côte de superbes paysages. Les derniers kilomètres dans la nuit furent plus durs, une seule obsession ne pas ralentir pour en finir au plus vite. Et puis l'arrivée avec la grande satisfaction d'avoir réussi.





Dès le lendemain l'envie de recommencer, pour retrouver l'ambiance , le plaisir de se surpasser mais en restant sur la même distance. Les autres distances 87 km et plus encore 177 km semblent encore inaccessible mais qui sait. 

Amitiés

Marie-Pierre




dimanche 6 juillet 2014

Marche Nordique au Grand Raid 177 km de l'Ultra Marin

Grand Raid Golfe du Morbihan - Trail de 177 km en marche nordique.



Voilà en vrac et à chaud ma version concernant cette belle course.

Nous arrivons à Vannes le jeudi soir. Vendredi matin, c'est la visite du village partenaires, sous un beau soleil, n'y a pas grand monde.  Nous retrouvons Marie-Odile et Olivier. Nous déambulons entre les tentes et nous nous arrêtons au stand BROOKS (chaussures). J'achète une paire PUREGRIT2. Je me sens bien dedans après quelques mètres sur le port. je compte bien les mettre au départ des 177 km, folie pure.




La dépose du sac pour Arzon est un peu compliqué, les bénévoles étant littéralement débordés.




Les filles se font photographier avec Serge Girard, habitué des courses interminables, ce sportif de haut niveau s'apprête à parcourir le monde en ramant à travers les océans et en traversant les continents en courant.

Nous sommes tous les quatre dans un sport de propulsion, lui avec des rames, nous avec des bâtons.






Le stress monte... Nous nous positionnons Marie-Odile, Corinne, Claude, Michel (moi-même) sur la ligne de départ en queue du peloton afin de ne pas gêner les coureurs avec nos bâtons de marche nordique.







17h00 pan! enfin c'est partit!! 820 participants se lancent pour un tour en ville avant de revenir sur le port et franchir la ligne de départ de "vrai" départ. La foule nous acclame.

 Un hélicoptère nous survole pour nous filmer. L'ambiance est joyeuse en ce début de course.







Nous longeons l'eau sur un petit muret et soudain quelques marches descendent jusqu'à la plage, sauf que la mer est haute et qu'il n'y a plus de plage, que de l'eau. Nous avons un moment de réflexion : Est-ce que c'est le bon chemin. Allez on y va, on retire chaussures et chaussettes et nous franchissons les 200 mètres avec de l'eau au dessus du genoux.























Par endroit, il y avait bien 70 cm d'eau. Quelques marches nous remontent sur le muret, je sèche avec attention mes pieds avec des kleenex. Je remets chaussettes et chaussures et c'est reparti, grosse perte de temps quand même, j'espère juste qu'il n'y a pas la même chose 200 mètres plus loin.








Cette première partie de parcours est assez agréable avec de jolies vues sur le Golfe. Les paysages sont bucoliques par moment mais lancinant à la longue, à regarder en marchant.









Souvent le parcours se situe entre deux haies, ce qui protège du vent, mais bouche la vue,










Par contre, c'est plat, c'est plat, le terrain est dur pour la pointe de nos bâtons... en dehors d'assez nombreux escaliers et quelques collines qu'il faut franchir (1195 m de D+). La monotonie est rompue par d'innombrables faux plats. Il suffit d'arriver à prendre le rythme du terrain.




Il a quelques parties très agréable sous des pinèdes que j'ai beaucoup apprécies... avec des belles racines ! dommage que le temps ne soit pas de la fête, mais bon c'est surement mieux que de marcher sous la chaleur.






Le temps se dégrade, il commence à pleuvoir doucement mais suffisamment pour vite tremper les coureurs.
Mes chaussures s'imbibent peu à peu d'eau et je sens que mes pieds prennent gentiment mais surement l'eau... Les pieds humides n'arrangent rien... Ce n'est pas évident de faire l'épreuve avec toute cette pluie qui nous est tombée sur la tête le samedi jusqu'à 16 h.



La traversée en zodiac est amusante, agréable, il ne pleuvait plus, cela fait une petite coupure. Cela signifie environ la première moitié de l'épreuve réalisée.
.



Avec ma paire PUREGRIT2 au pied, j'ai trouvé le sol très dur par endroits à cause de chemins empierrés, je sentais les cailloux sous la semelle. La surface d'appui à l'avant du pied garantit plus de maintien dans la foulée.  Sur du terrain meuble, elle épouse parfaitement le terrain, c'était un vrai bonheur. Le profil de la semelle empêche de glisser.




Le faite de le faire en marche nordique on se trouve derrière tout le monde, nous avons remonté quelques coureurs, cela fait partie du jeu. Il a recommencé à pleuvoir dans la nuit de samedi/dimanche, un orage. Les chemins sont humides, le sol est glissant, les chemins sont rendus collants et boueux par la pluie et les flaques nombreuses.




Quelques douleurs dans le dos se manifestent de plus en plus, cela perturbe ma foulée. Je prends un comprimé 1000 (doliprane) qui me permet de relancer sans trop de difficulté.

Aux  points de ravitaillement de Larmor Baden, Arzon et Sarzeau, nous trouvons des plats chauds et plus consistant avec : soupe, jambon, pâtes, purée, compotes, riz au lait et boissons chaudes. Je me gave de 2 assiettes de pâtes à chaque fois + riz au lait + café chaud. Cela fonctionne bien, je ne touche pas à ma réserve alimentaire sauf à la fin ou j'ai pris du sucre pour finir les 5 derniers kilomètres.

Quand nous arrivons à Arzon (94,3km), je récupère mon sac de ravitaillement, je me douche, je change de vêtements, t-shirt, slip, short, chaussettes et changement de chaussures reprise de mes cascadias.

La 2ème nuit arrive, je suis inquiet, j'espère qu'on pourra dormir au moins une heure à un ravitaillement. Moi qui suis un gros dormeur. Je suis plutôt d'un naturel réservé mais les quelques discussions qu'on peut avoir lors de ces épreuves font toujours du bien au moral. C'est plus facile de lutter contre le sommeil. Pour la plupart d'entre eux, je ne les connais pas, je n'aurai peut être même pas l'occasion de les retrouver un jour.



Marie-Odile décide de s'arrêter à Sarzeau (120,99), néanmoins elle continue toute seule jusqu'à Noyalo (140,77), dommage, le plus dur était derrière elle.





Nous arrivons à Séné (154,3 km), enfin, nous pouvons dormir une heure sur des lits de camp à l'intérieur d'un gymnase à l'abri de la pluie.

Nous franchissons tous les trois (Corinne, Claude, Michel) la ligne d'arrivée en 40:16:33 (classement 579 sur 589), nous étions 820 au départ.

Concernant ma course, je suis content, j'ai géré le terrain comme je l'avais envisagé dans ma tête, voire mieux, pas d'ampoules, un peu de courbatures dans les jambes par contre le dos en a pris un coup. Je le savais avant le départ. C'est pour cela que mardi, je suis allé voir mon ostéopathe pour me remettre le dos en place, il n'y a plus qu'à récupéré tranquillement, à préparer les vacances à vélos.

Merci à tous les bénévoles, les signaleurs présent(e)s de jour comme de nuit surtout avec les conditions météos que nous avions sur cette édition 2014 et aux organisateurs.

Je remercie Annick de ses précieux conseils concernant mon entraînement.

Profitez bien, bonnes vacances à tous
A+.

MICHEL